Programme-7-12-nov.09--Jean-Cocteau.pdf
L'Ancienne Église accueillera 5 classes de
3ème le mardi 10 novembre, dans le cadre de l'étude de l'image et des images, propre au programme de Lettres en 3ème, notamment par l'étude de l'adaptation à l'écran d'oeuvres littéraires. Jean
Cocteau a toujours aimé jouer sur son image et ses images, au travers des miroirs "qui feraient bien de réfléchir davantage", depuis la poésie jusqu'au cinéma, en passant par son oeuvre
picturale.
La Société des Amis du Château, la Ville et les Amis de Jean Cocteau ont
permis d'offrir aux élèves :
- l'accès à l'exposition que j'ai axée sur l'image,
- la diffusion du film restauré en DVD,
- le jeu concours doté de livres et DVD de Jean Cocteau.
Mais qui est Jean Cocteau ?
Né à Maisons-Laffitte, le 5 juillet 1889.
Issu d’une famille de la grande bourgeoisie parisienne, Jean Cocteau fit ses études au lycée Condorcet à Paris. Il était âgé de neuf ans lorsque son père se suicida.
Esprit artiste, esthète au tempérament de dandy, il publia ses premiers poèmes dès 1909 et devint une des figures à la mode du Tout-Paris et des salons que fréquentaient les Daudet, la comtesse
de Noailles, Marcel Proust. En 1913, la création par Diaghilev du Sacre du Printemps de Stravinski fut pour lui une véritable révélation, qui devait influencer l’ensemble de son œuvre
protéiforme.
Engagé comme ambulancier pendant la Première Guerre mondiale, il se lia d’amitié avec Apollinaire.
L’entre-deux-guerres devait être pour Jean Cocteau, au faîte de sa gloire, une période d’intense créativité, placée sous le signe de l’avant-garde. Il collabora avec des musiciens tels Érik
Satie (Parade, 1917) et Darius Milhaud, comme avec des peintres célèbres.
Il témoigna dans son écriture d’une égale curiosité, s’essayant à la poésie d’inspiration futuriste, dadaïste ou cubiste : Le Cap de Bonne Espérance (1919), au roman poétique : Le
Potomac (1919), Thomas l’imposteur (1923), Les Enfants terribles (1929).
Il occupa également une grand place dans le théâtre, avec Les Mariés de la tour Eiffel (1924), La Voix humaine (1930), La Machine infernale (1934), Les Parents
terribles (1938), Les Monstres sacrés (1940), La Machine à écrire (1941), L’Aigle à deux têtes (1946), Bacchus (1952).
Enfin, le cinéma devait à son tour attirer Jean Cocteau, qui donna au septième art des films et des scénarios marquants, parmi lesquels on citera Le Sang d’un poète (1930),
L’Éternel retour (1943), La Belle et la Bête (1945), Les Parents terribles (1949), Orphée (1950), Le Testament d’Orphée (1960).
Il convient d’ajouter encore à la palette variée de ses talents celui de dessinateur et de peintre. On lui doit, outre des albums, la décoration des chapelles de Villefranche-sur-Mer et
Milly-la-Forêt.
Génial « touche-à-tout », passé maître dans l’art du sortilège, ce créateur que son originalité empêche d’enfermer dans telle ou telle mouvance littéraire ou artistique ne se voua qu’à un seul
maître : l’étonnement — le sien comme celui des autres.
Jean Cocteau fut élu à l’Académie française le 3 mars 1955.
Reçu le 20 octobre 1955 par André Maurois, Cocteau décrivait la Coupole comme « quelque grotte sous-marine, une lumière quasi surnaturelle d’aquarium et sur des gradins en demi-cercle, quarante
sirènes à queues vertes et à voix mélodieuses ».
Mort le 11 octobre 1963.
Plus de renseignements sur le site officiel http://www.jeancocteau.net/